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RDV d'Histoire de Blois en 2022 La Marche du Monde, RFI // Migration adolescente, la grande traversée
Autour des micros Mathias Gardet, Catherine Milkovitch-Rioux et Julien Long qui, à travers leurs spécialités (histoire, sociologie, littérature contemporaine) offrent une lecture transversale de la situation. Et sont à l’origine d’une exposition intitulée Mer, navires, avions (on y retrouve les trois lettres de MNA) actuellement visible à Aubervilliers. Au fil de cette heure passée à écouter « des femmes et des hommes acteurs et témoins de l’histoire du monde », des histoires de vie. Loin des stéréotypes. Si la qualification MNA a été fixée dans le marbre de la loi en 2016, son principe originel, et humanitaire, voit le jour au mitan des années 70, quand apparaissent les premiers boat-people.
Presque vingt ans plus tard, comme le flux d’enfants arrivant seuls via l’aéroport de Roissy, on les nommera mineurs isolés demandeurs d’asile. Ceux qui les ont suivis sont arrivés par voie terrestre, après des traversées en mer synonymes de « souffrance et de torture », comme l’explique, via un enregistrement, Stephen Ngatcheu, jeune homme qui a quitté l’Afrique, est devenu MNA et a couché son histoire sur le papier. Un exemple trop rare encore. Qui fait perdurer une forme d’invisibilité concernant ces jeunes migrants, parmi lesquels les filles sont inexistantes ou presque. Invisibles, ces jeunes deviennent des cibles : forcément violents, forcément coupables. Quand ils sont avant tout vulnérables. « Ce sont des mineurs plus en danger que dangereux », conclut l’historien-sociologue Julien Long.
Extrait de l'article de Vanina le Gall, publié de 8 octobre 2022 in La Nouvelle République [En ligne]
Photo d'illustration : © Photo NR
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